HomeImpulsionsBaromètre d’image et des dons: source de nombreux renseignements décisifs

Baromètre d’image et des dons: source de nombreux renseignements décisifs

Grâce à son baromètre, Swissfundraising détermine ce que la population pense des dons. Chaque année depuis 2015, le sondage représentatif fournit de nombreuses nouvelles informations sur les positions et les pratiques en matière de dons.

Selon l’enquête baromètre d’image et des dons, effectuée pour la seconde fois dans toutes les régions de Suisse par Swissfundraising, 82 % de la population ont déclaré avoir fait des dons en 2016 – plus que l’année précédente. Qu’est-ce qui motive les dons, quelles sont les institutions connues, comment la communication est-elle perçue sur le marché? Les réponses* à ces questions figurent dans la brochure «Le marché des dons en Suisse 2016».

Qui donne?
Les femmes sont une nouvelle fois plus nombreuses à donner que les hommes (85 % contre 80 %). Outre le sexe, les revenus jouent un grand rôle: lorsque les revenus disponibles sont inférieurs à 6000 francs par mois, la proportion de donateurs tombe à 69 %, alors qu’elle est significativement supérieure chez les ménages à revenus plus élevés (88 à 93 %). Le comportement en matière de dons varie également selon la région, la situation familiale et l’âge.

Combien donne-t-on?
En ce qui concerne le montant des dons, la Suisse alémanique arrive en tête avec 400 francs, devant la Suisse romande avec 150 francs et la Suisse italienne avec 200 francs par ménage et par an. Il s’agit là de chiffres médians qui divisent les sondés en deux moitiés égales. Au total, les dons se sont élevés à 300 francs en moyenne par ménage en 2016, soit autant que l’année précédente. Rapporté à une population de 8,4 millions de personnes, cela représente un volume de 1,8 milliard de francs.
La moyenne (médiane) du don principal par ménage est de 120 francs, la somme des autres dons de 180 francs. 31 % des sondés ont effectué un don unique en 2016, 19 % deux dons et 32 % plus de deux dons.

Si l’on tient compte de l’âge, le don médian est de 200 francs dans la catégorie des 34 ans ou moins et de 450 francs chez les 55 ans et plus. La proportion de donateurs sur l’ensemble de la classe d’âge est de 65 % chez les plus jeunes et de 91 % chez les plus âgés.

À qui donne-t-on?
Les causes les plus soutenues sont les «enfants et adolescents» (54 %), les «personnes handicapées» (53 %) et dans une moindre mesure l’«aide sociale et d’urgence» (47 %). Les causes les moins mentionnées sont les «droits humains» (20 %), la «population montagnarde» (22 %) ainsi que les «personnes âgées» et les «projets culturels» (env. 24 % chacune).

Les préférences divergent selon les régions: en Suisse romande, la recherche médicale arrive en seconde position (52 %) après l’inclusion. Elle se classe également au deuxième rang au Tessin (54 %), derrière l’aide sociale et d’urgence (59 %).

Pourquoi donne-t-on?
86 % des sondés indiquent que le don leur procure un sentiment de satisfaction et 82 % sont d’accord avec l’affirmation qu’ils le perçoivent comme un accomplissement personnel. Les principales motivations sont le fait d’être convaincu par l’engagement et les intérêts d’une organisation (90 % des sondés sont d’accord), la gratitude d’être soi-même bien loti (87 %) et la concordance avec ses propres valeurs (80 %). Tous ces chiffres sont très proches de ceux de 2015.

Quelle est la loyauté des donateurs?
Les Suisses sont fidèles: en 2015, 46 % de la population totale étaient membres d’au moins une organisation. Parmi les personnes qui ont effectué au moins un don en 2016, 66 % soutiennent toujours les mêmes organisations, 22 % choisissent volontairement d’autres bénéficiaires et 11 % adaptent leur comportement selon les circonstances.

Les personnes titulaires d’une formation universitaire (68 %) et situées à droite de l’échiquier politique (76 %) sont celles qui se montrent les plus loyales. La loyauté influence directement la fréquence des dons: une part remarquablement élevée des 66 % de donateurs qui soutiennent toujours les mêmes organisations fait deux à six dons par an.

Quelle image ont les organisations?
Globalement, les différentes œuvres de bienfaisance et institutions jouissent d’une image solide auprès de la population. Le travail des diverses organisations est jugé important (92 % des sondés) et essentiel, et vu comme complémentaire à l’État et à ses missions. 43 % des donateurs connaissent la ZEWO.
La Croix-Rouge suisse (CRS), la Chaîne du Bonheur et le WWF sont les premières organisations à venir à l’esprit, leur notoriété spontanée pour les premières mentions se situe respectivement à 17,1 %, 8,5 % et 8,1 %. L’enquête sur la notoriété assistée a eu lieu en ligne et portait exclusivement sur les organisations participant au sondage. Comme en 2015, la Rega, la CRS et le WWF affichent les valeurs les plus élevées.

Comment la communication est-elle perçue?
La publicité des organisations est directement perçue par 69 % de la population suisse – 32 % des sondés déclarent avoir prêté attention à des comptes rendus sur différentes œuvres de bienfaisance dans des médias grand public. La publicité est davantage remarquée en Suisse alémanique, par les catégories démographiques plus âgées et les femmes. Le canal de communication qui retient le plus l’attention est de loin le courrier postal (74 %), suivi par les journaux et revues (35 %), les affiches (31 %), la télévision (23 %) et Internet (15 %). 70 % des sondés estiment qu’il est important que les organisations à but non lucratif soient présentes sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

Quels sont les modes de paiement utilisés par les donateurs?
40 % des sondés effectuent des dons au guichet postal au moyen d’un bulletin de versement physique, 39 % directement en ligne grâce à des services d’e-banking, 19 % par ordre de paiement (non électronique) à la poste ou à la banque, 14 % en espèces, 4 % par prélèvement et 3 % uniquement en ligne par carte ou Paypal (plusieurs réponses étaient possibles).

La présente étude se veut une ébauche du marché privé des dons en Suisse pour l’année 2016. Basée sur des données du marché et de marketing recueillies par DemoSCOPE, elle condense une sélection de résultats non spécifiques aux différentes organisations – un travail de fond ainsi qu’une petite invitation à la réflexion et à l’interprétation personnelles.