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Départ d’Andreas Cueni

20.12.2019

Après cinq bonnes années passées en tant que chef de projets chez Swissfundraising – dans le cadre d’un taux d’occupation de 20 pour cent – Andreas Cueni nous quitte pour se consacrer à nouveau à temps complet à son activité de conseiller en collecte de fonds.

À travers le suivi de projets comme le DM Panel et la création de nouveaux groupes spécialisés, et en tant qu’interlocuteur responsable et rédacteur concernant les questions spécialisées, Andreas Cueni a largement contribué au développement constant des services de Swissfundraising. Nous adressons nos plus sincères remerciements à Andreas pour son engagement passionné, et nous sommes heureux qu’il poursuive son engagement en tant que responsable Erfa bénévole à Bâle. Nous avons discuté avec lui de son départ et de la fin de l’année anniversaire de Swissfundraising.

– Interview : Roger Tinner

Swissfundraising a fêté ses 25 ans cette année. Tu ne fais pas partie des membres fondateurs, mais tu y es entré très tôt, et tu es rapidement devenu un membre du comité. Pourquoi t’es-tu engagé en faveur de la Société Suisse des Professionnels de Fundraising à l’époque ?

En 1995, je suis venu à la collecte de fonds professionnelle, et me suis rapproché de l’association dans le même temps. À la suite de ma demande d’inscription, j’ai reçu le numéro de membre 50, qui continue de figurer sur les comptes annuels. J’ai été élu au comité en 1999. À l’époque, je travaillais pour une institution de grande envergure pour les personnes handicapées, pour laquelle j’organisais également les relations publiques, le marketing de service et les événements.  J’ai siégé à ce comité jusqu’en 2005. Depuis 1985, je n’ai cessé d’exercer des mandats bénévoles de comités et de conseils de fondation au sein d’ONG locales et nationales. Pour moi, le bénévolat est indissociable d’une collaboration engagée dans le domaine des organisations à but non lucratif.

Tu es donc membre de l’association depuis un long moment. Quels ont été pour toi les temps forts de ce quart de siècle d’histoire ?

À l’été 1995, je me suis rendu aux premières rencontres Erfa à Bâle. Nous étions une demi-douzaine de participants, principalement composée d’hommes. Ils m’ont convaincu de préparer une présentation sur l’un de mes projets pour les rencontres Erfa suivantes – il s’agissait d’une grande campagne concernant toute la région de Bâle. Je me souviens que les personnes expérimentées m’ont permis de comprendre que les attentes vis-à-vis des résultats désirés par mon institution étaient bien trop élevées, et m’ont expliqué ce qui pouvait être optimisé. Dès le début, j’avais donc beaucoup à apprendre. J’ai rapidement repris la direction bénévole des rencontres Erfa à Bâle, et l’ai conservée jusqu’à aujourd’hui avec mon collègue Lucas Gerig.

Que penses-tu de l’évolution de l’association depuis 1994 ?

On peut se réjouir du fait que le nombre de participants et d’offres de services ait enregistré une augmentation constante, et que de nouvelles possibilités ne cessent de s’ouvrir. Toutes les langues ne sont pas représentées avec la même force, à l’instar des communautés d’expatriés dans le pays, qui sont encore principalement des collaborateurs d’œuvres de bienfaisance dans l’association, un moins grand nombre étant issu de l’environnement, des institutions culturelles ou de formation. Point positif : la constance en matière de personnel dans les commissions et au secrétariat – une constance qui permet à l’association de mener un travail stratégique et d’assurer sa sécurité financière.

Que penses-tu de l’évolution de la collecte de fonds en Suisse durant ces 25 ans ? Dans quelle mesure les tâches et le profil de la profession ont-ils changé ? Comment vois-tu l’avenir ?

En 25 ans, nous avons assisté à la naissance de spécialisations au sein de la profession ainsi qu’à une augmentation et une prolongation des formations continues. Pour assurer une évolution positive et une amélioration constante, il faut cependant considérer deux points essentiels : la pratique de la profession ainsi que son évaluation critique et sa réflexion. Pour ce faire, un échange ouvert avec les collègues, également en tête à tête et en tout petits groupes, est essentiel. Malheureusement, peu de gens lisent ou écrivent encore des livres et des articles spécialisés de nos jours. Avec les leçons tirées des descriptions systématiques des problèmes, les entretiens peuvent parfois être un peu plus intenses et polémiques. Souvent, PowerPoint ne constitue pas un remplacement adéquat.

Tu as donc accompagné pendant plus de cinq ans, en tant que collaborateur à temps partiel, différents groupes spécialisés et le DM Panel, et souvent répondu aux questions techniques des membres. De ton point de vue, comment les besoins des membres ont-ils évolué ?

Je dirais que dans une grande mesure, les membres restent confrontés aux mêmes défis : l’intégration de la collecte de fonds aux organisations, la collaboration avec l’ensemble des collègues de travail et la direction ainsi que l’obtention de leur estime, la gestion personnelle de la pression vis-à-vis des performances et les résultats. Pour l’instant, toutes les plateformes d’échanges disponibles parviennent à enthousiasmer et développer professionnellement à long terme une partie seulement des personnes qui viennent à la collecte de dons. Beaucoup d’entre elles retournent des secteurs d’où elles sont venues.

Quelles améliorations l’association doit-elle entreprendre à l’avenir ?

Dans l’association, nous voulons tous avoir des collaborateurs d’ONG et des prestataires de services. Par conséquent, nous sommes gentils et ne réalisons pas d’évaluations, nous n’exprimons pas clairement les mauvais constats et évitons généralement d’évoquer les expériences négatives. Mais cette attitude ne facilite pas l’orientation des nouvelles recrues dans la profession. Par ailleurs, nous discutons trop peu de nos valeurs idéologiques et de l’éthique professionnelle, alors que ces points devraient être incontournables dans le secteur des organisations à but non lucratif.

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