HomeNewsJe parlerai d’une nouvelle approche, d’une «ré-vision»

Je parlerai d’une nouvelle approche, d’une «ré-vision»

09.01.2018

Marina Cellitti est responsable du service des Grands Donateurs & Legs (individus, fondations, entreprise et legs/héritages) de Médecins Sans Frontières Suisse depuis plus de 9 ans. Avant cela elle a travaillé dans divers postes de communications et marketing, principalement dans l’horlogerie. Elle est titulaire d’un Master en Relations Internationale de l’IHEID, membre du comité romand de Swissfundraising et rejoindra un nouveau challenge professionnel chez Fondation Terre des hommes en décembre.

Comment es-tu devenu fundraiser ?
De retour d’une année de voyage autour du monde, j’ai décidé d’opérer un changement de carrière pour rejoindre le secteur humanitaire. J’ai donc postulé chez Médecins Sans Frontières et j’ai été engagée comme chargée des Grands Donateurs & Fondations. Le poste représentait un mix parfait de mes attentes: valorisation de mes compétences marketing & communication, mise à profit de mon background académique et réponse à mes aspirations personnelles profondes de justice sociale. L’unité Grands Donateurs venait d’être créée et tout était à faire. C’était des années passionnantes avec de gros challenges de développement doublés de journées de travail interminables. J’ai adoré ça !

Pourquoi t’engages-tu au sein de Swissfundraising ?
J’ai été approché par le Comité de Swissfundraising pour rejoindre l’organisation. A l’époque j’attendais mon 2ème enfant, mon engagement a donc été reporté à mon retour de congé maternité. C’est très important de pouvoir représenter notre métier, d’en valoriser les compétences. Swissfundraising est une plateforme d’échanges unique en Suisse et j’espère y apporter mon expertise et connaissances et de bénéficier en retour de rencontres stimulantes et enrichissantes.

Que devrait-on améliorer pour favoriser la récolte de fonds en Suisse ?
La Suisse reste un marché privilégié en termes de recherche de fonds avec des dons moyens bien au-dessus de la moyenne internationale et une concentration de richesse et une culture de la « générosité » unique au monde. Cela offre de multiples opportunités de développement à condition de détenir les bonnes clé de lecture. Le challenge pour les années à venir sera d’intégrer les spécificités du marché suisse de la philanthropie, véritable patchwork par sa diversité socio-culturelle et linguistique, avec les enjeux futurs de développement. Les changements socio-démographiques (avec l’avènement des baby-boomers et la lead-generation entre autres), les nouveaux moyens de communications, l’ère digitale sont autant d’opportunités à saisir que de défis à relever pour les fundraisers. La capacité à anticiper et avoir une vision sur l’évolution des attentes des donateurs de demain seront des facteurs clé.

Quels sont selon toi les 3 principaux instruments de Fundraising pour ces prochaines années ?
La révolution technologique n’a pas encore montré son complet déploiement dans le Fundraising et nous devons rendre les possibilités de soutenir encore plus simples et abordables pour nos donateurs. Il est pressant de mettre en place des modes d’engagements rapides, créatifs et montrant l’impact immédiat que le donateur peut avoir pour la cause qui lui tient à cœur. A mon sens donc, une bonne stratégie fundraising est celle qui prendra en compte les différents modes/canaux de communications existants et qui saura les adapter aux besoins et aux comportements philanthropiques de demain. Pour cela il est essentiel de connaître ses interlocuteurs, leurs attentes, leurs envies et d’observer de très près les changements en cours. Je parlerai donc plus d’une nouvelle approche, d’une « ré-vision » intégrant ces nouveaux paramètres que d’instruments prioritaires.

Quels arguments donnerais-tu à un collègue pour qu’il devienne membre de Swissfundraising ?
Es-tu intéressé à échanger sur ton activités, à connaître les tendances du marché, à étendre ton network de contacts ? Alors rejoins Swissfundraising !